Vinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo Slider

Cours OFAC au SSA Genève (6 et 8 mai 2008)

Le traditionnel cours OFAC se déroule, cette année,  sur le tarmac de l'aéroport international de Genève - Cointrin. Durant ces 2 journées, 12 sapeurs-pompiers (de l'aéroport et de la ville) se déplacent en terres genevoises. La première volée est composée de Jean-Luc Fournier, Didier Morand, Philipe Proz, Raphaël Ecabert, Tony Mayor et Steve Vaquin. Jeudi suivront Olivier Pfefferlé, Carlos Surocca, Charly Broccard, Eugène Métrailler, Eric Vuyet et Steve Riquen. Le rendez-vous est donné à 6h30 au local et c'est en Toyota que le déplacement est effectué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les habituels bouchons aux alentours de Morges, une halte café au restoroute de La Côte, l'équipe arrive devant le portique de l'aéroport où a lieu un contrôle très sommaire de nos identités (Le sourire valaisan a fait fondre Mme Protectas et on aurait pu faire entrer dans l'enceinte un véritable arsenal).  Le Capitaine Jean-Claude Bitz et le Caporal David Sermier sont là pour nous accueillir. La matinée débute par une "passionnante" théorie sur la technique de vol. Heureusement que les exercices pratiques viennent nous sortir de notre torpeur. Il est temps de passer aux "choses sérieuses" et d'endosser notre équipement. Pour l'occasion, les sapeurs de l'aéroport étrennent leur nouvelle tenue feu: veste courte et pantalon feu assorti; le résultat est superbe. Les 2 soldats de la ville ne sont pas en reste et eux aussi recoivent (en prêt, je vous rassure...) un pantalon feu (Trop beau!!! Quel confort et sécurité! J'en veux un pour Noël...). Il faut également endosser l'ARI qui nous suivra durant tous les exercices avec comme thème: la recherche de victimes dans une cabine enfumée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David Sermier nous instruit premièrement sur le système d'ouverture des portes qui peut vite devenir compliqué. Chaque type d'appareil a un dispositif différent, il faut faire attention au tobbogan qui peuvent s'ouvrir, à la pressurisation de la cabine, etc. Il nous explique également la procédure de recherche dans l'habitacle: D'abord il faut contrôler les casiers à bagages (avec la panique des passagers peuvent s'y réfugier), ensuite scan des sièges et pour finir fouille des espaces sous les sièges. Tout cela de manière systématique et avec les mains (les pieds ne sont pas assez "sensibles"). Lorsqu'une travée est fouillée, on rabat les sièges pour signaler que la rangée a été scannée. Il ne faut pas oublier les toilettes, les galets (coins cuisines).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La démonstration terminée, il est temps de mettre en fonction les appareils. Les équipes se forment, le chef d'intervention reçoit sa mission, le camion vient se mettre en position à la tête de l'avion. Les lances latérales sont déployées et la pénétration va pouvoir commencer, tout cela sous le regard expert du capitaine Bitz et de sa caméra thermique. Pour accéder à la porte de l'avion d'exercice, on emprunte un escalier roulant. Première opération, au moyen de lance, tester la température de la porte... aucune vapeur, OK, la porte n'est pas chaude, pas de feu derrière la porte. Un sapeur ouvre la porte. Dans le temps, ce travail se faisait arrosé par une lance; nouvelle procédure, maintenant, on ne gicle/protège plus le soldat du feu. Un homme mouillé est un homme inutile, car avec la chaleur, l'eau va se transformer en vapeur et cuire les chaires. La porte s'écarte et la fumée s'échappe de l'habitacle. Normalement, le premier geste serait de refroidir les fumées contenues dans la cellule à l'aide de la lance en mode "bâton", mais pour préserver l'intérieur de l'avion nous évitons de le faire. La progression débute. Le binôme, avec la lance, s'avance dans la carlingue en fouillant méthodiquement. Le travail est rude et fatiguant. Il fait chaud, la fumée est opaque (impossible de voir à plus de 30cm), le milieu est hostile, les sièges sont dans tous les sens, les tablettes sont déployées, la lance se bloque entre les sièges, mais la 1ère victime est trouvée. Le mannequin est évacué et les équipes se relaient. Le travail continue. Arrivés à la hauteur des sorties de secours, les pompiers ouvrent ces fenêtres pour permettre la ventilation de l'habitacle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un à un, les blessés sont sortis de l'avion et il ne reste plus qu'à atteindre le fond de la machine pour ouvrir les portes arrières. Depuis, là, au moyen de la lance, on  pratique une ventilation "inverse" (effet venturi).  L'instructeur signale la fin de l'exercice et tout le monde se retrouve pour le debriefing. On lit sur les visages des participants la fatigue et l'effort engagé pendant l'intervention, mais  la possibilité de s'entraîner sur un objectif réaliste (et non, la carcasse de Sion) motive les troupes et tous sont prêts à recommencer. Les exercices s'enchaînent toute la matinée et la pause est la bienvenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour digérer, le caporal David Sermier nous organise une série d'exercice pour s'entraîner aux techniques de base d'intervention sur un jet: feu de réacteur, feu et échauffement de train d'atterrissage. Sur le coup des 15h, on stoppe les activités, c'est l'heure du repli et de remettre en ordre les ARI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette tâche effectuée, David nous propose de nous faire visiter la caserne et les véhicules du SSA. Les camions grandes puissances (pantère) sont impressionnants. Avec leurs 12'000 litres d'eau et les 1000 chevaux sous le capot, ces camions constituent le fer de lance d'une intervention sur un jet. Les activités sur le tarmac se diversifient et un camion, ainsi qu'une berse sont destinés aux interventions chimiques. De plus "petits" camions sont utilisés pour les interventions sur les bâtiments de l'aéroport ou en ville de Genève. 2 ambulances sont aussi disponibles et interviennent fréquemment. Le dernier véhicule est le "transport d'eau". Avec une capacité de presque 30'000 litres, il est destiné à faire un tapis de mousse sur la piste. De tels moyens font "rêver" les pompiers sédunois. La visite se termine sur la terrasse où les soldats du feu partagent le verre de l'amitié tout en racontant leurs aventures et expériences. Il est temps de partir, encore 2 heures de routes sont nécessaires pour revenir à Sion. On remercie chaleureusement nos 2 instructeurs et cap vers le Valais!

 

Un merci tout particulier à Jean-Claude et David pour leur accueil et la superbe journée qu'ils nous ont fait vivre!