Vinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo SliderVinaora Nivo Slider

Le Nouvelliste: Un incendie hors normes (08.10.2010)

Un incendie hors normes

8 octobre 2010 - JEAN-YVES GABBUD

BRAMOISLe sinistre qui a frappé la menuiserie Astori mercredi soir est le plus important auquel les pompiers sédunois ont dû faire face. Malgré les dégâts subits, l'entreprise honorera ses commandes.

Hier après-midi, les lances à incendie étaient toujours en action à la menuiserie Astori. le nouvelliste

Hier matin, la fumée envahissait Bramois et la région environnante. Le feu dévorait encore un silo de la menuiserie et charpente Astori frères, ravagée par les flammes à partir de 20 h 35 mercredi soir. «C'est le plus gros incendie sur lequel je suis intervenu en 35 ans de carrière», commente Philippe Morard, le commandant des pompiers sédunois. Soixante-sept hommes du feu sédunois et trois de leurs collègues sierrois sont intervenus sur le sinistre. «Quand nous sommes arrivés, la menuiserie était totalement embrasée. Les flammes se sont propagées à une vitesse incroyable. Nous avons pu contenir le feu et éviter qu'il ne se propage aux autres locaux de l'entreprise et aux bâtiments voisins qui ont été évacués par la police à titre préventif. Les bureaux et le parc des véhicules ont pu être épargnés. Le dépôt de bois a été partiellement sauvé.» Les pompiers n'ont pas pu intervenir depuis l'intérieur du bâtiment ravagé par les flammes en raison du danger présenté par l'effondrement du toit. Des explosions ont été entendues et d'impressionnants jets de flammes ont été aperçus. L'embrasement de sprays, de bidons de colle et d'autres produits similaires en sont la cause.

Le dispositif complet des pompiers a travaillé jusque vers les 3 heures du matin. Une équipe réduite est ensuite restée sur les lieux. Elle était encore en action hier après-midi. Un seul soldat du feu a été légèrement blessé durant cette intervention. Les causes du sinistre ne sont pas connues et les dégâts n'ont pas encore été chiffrés. L'office du juge d'instruction du Valais central a ouvert une enquête.

Le travail se poursuit

De son côté, le patron de l'entreprise, Jean-Charles Astori n'a pas la moindre idée de ce qui a pu se passer. «Nous avions mis en place des contrôles quotidiens des halles pour éviter ce genre de situations. Deux heures avant le début de l'incendie, ce contrôle a été effectué.» Il n'a pas suffi à éviter le sinistre. Jean-Charles Astori ne se lamente pas sur son sort pour autant, même si la catastrophe lui fait mal. «Il faut regarder devant soi... Nous allons tout mettre en oeuvre pour satisfaire ceux qui nous font confiance. Je garantis que nous allons honorer toutes nos commandes», assure-t-il. S'il peut être aussi optimiste, c'est qu'il a obtenu du soutien de ses confrères. Il a d'ailleurs été frappé par l'élan de solidarité qui s'est spontanément mis en place dès les premières heures de la matinée d'hier. «Plusieurs collègues ont proposé des parties de halles inexploitées chez eux.»

Déménagement prévu

L'incendie a touché une entreprise qui devait déménager dans la zone industrielle. «Nous nous trouvions dans la zone du vieux village. Le cadastre du bruit nous imposait de partir. Nous attendons de la Commune le permis de construire pour une nouvelle halle d'exploitation qui verra le jour dans la zone industrielle.» Des habitations devraient prendre la place de la menuiserie sinistrée. Pour l'instant, un plan de structuration du quartier a été mis à l'enquête.

Malgré ce déménagement prévu, l'incendie est intervenu au plus mauvais moment pour Astori frères. «Nous nous retrouvons sans rien du tout. Nous devons trouver des solutions provisoires pour quelques mois, six mois peut-être», se désole Jean-Charles Astori dont l'entreprise était en plein boom pour faire face aux chantiers de fin d'année. Les septante employés de l'entreprise seront certainement répartis sur plusieurs sites pour poursuivre le travail. Mais le travail se fera.